Internet des objets : une stratégie big data est incontournable

La démocratisation des objets connectés conduit souvent les entreprises à collecter des volumes excessifs de données, sans utilité. Une « mauvaise » habitude qui peut leur coûter très cher, selon Kevin Kalish, responsable du domaine Internet des Objets chez SAS. Son conseil : trier, plutôt que cumuler !

Les entreprises ne sont pas toujours raisonnables lorsqu’il s’agit de big data, et ceci se vérifie particulièrement dans le domaine de l’Internet des objets. Les entreprises du secteur pensent, à tort, qu’elles doivent collecter le plus de données possibles, ce qui les mène à conserver quantité d’informations inutiles.

L’expert de SAS, Kevin Kalish, préconise de s’intéresser plutôt à un segment décisif, celui des données filtrées extraites de la couche intermédiaire entre les objets et le cloud, appelée le « brouillard ». La raison est simple : les big data ne sont pas une marchandise exploitable pour tous. Selon ce spécialiste de l’IoT, les coûts de stockage des data deviennent vite insoutenables pour les collectionneurs invétérés. La collecte des seules données filtrées est bien suffisante pour ceux dont l’activité n’est pas la monétisation des informations.

 

Stocker les big data

 

Ce changement d’orientation est d’autant plus crucial, que les capteurs et les objets connectés se développent à grande vitesse, produisant des volumes de données toujours plus importants. Pour Kevin Kalish, le monde intelligent va révolutionner la façon dont les organisations et les individus abordent l’innovation ainsi que la relation client. Mais pour le moment, la gestion des big data dans l’univers de l’IoT est un échec, déplore-t-il, car elle pose un problème de stockage. Or, selon l’expert, l’Internet des objets peut autant aider les entreprises à gagner en compétitivité que perturber leurs activités.

D’ici fin 2016, quelque 6,4 milliards d’objets (voitures, matériel hospitalier…) seront connectés, une croissance de 30 % depuis 2015 qui devrait s’accélérer pour atteindre 20,8 milliards d’objets en 2020, et représenter un marché des services de 235 milliards de dollars cette même année. Au premier rang des foyers connectés, les Australiens, avec 8 objets (PC, smartphones, décodeurs…) en moyenne contre 4 chez les Américains. Et le mouvement se poursuit dans le monde entier ! D’où la nécessité de surfer sur cette révolution technologique avec une stratégie big data pointue et efficace.

 

Lire l’article (en anglais)

 

En complément :

Un article sur la monétisation de l’IdO,

et une tribune sur les données issues de l’IdO.

 

À lire sur Business Analytics Info :

« Internet des Objets : derrière chaque projet, un monde de potentialités ! »

et

« IoT : la complexité de la gestion des données ne doit pas être négligée »