Les big data à l’appui de la parité dans le secteur technologique

Si la parité dans l’univers des sciences et des technologies semble encore bien utopique, l’essor des big data pourrait bien changer la donne. La rébellion s’organise avec l’organisation de la première conférence « Women in Data Science », qui s’est tenue à Stanford en novembre dernier. L’événement, qui a suscité un engouement inespéré, a notamment permis de mettre en valeur un certain nombre de femmes, sources d’inspiration dans ce domaine émergent.

Entre salaires élevés et perspectives d’évolution, le secteur des technologies a de quoi attirer ! En effet, les STEM (Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques), comme on les appelle outre-Atlantique, recrutent massivement… auprès de la gente masculine. Car la tradition a la dent dure dans ces domaines autrefois plébiscités par les hommes. La preuve : si les femmes représentaient 27 % des actifs de ce secteur en 1960, elles sont aujourd’hui 26 %.

Un constat alarmant qui a poussé Karen Ebert Matthys, directrice des partenariats à l’Institut pour l’ingénierie mathématique et informatique de Stanford, à réagir. En mars 2015, elle réunissait pour la première édition du Women in Data Science 23 figures féminines clés du secteur, exerçant leurs talents au sein d’entreprises comme Microsoft, Google, Netflix ou encore SAS avec Jill Dyche, vice-présidente Best Practice. Cette dernière, que les lecteurs de Business Analytics Info connaissent bien, a écrit plusieurs ouvrages, dont le dernier traite des apports du digital pour bâtir les stratégies de demain.

Avec 400 participants, 6 000 vues en live streaming, 30 universités représentées… la conférence a rencontré un tel succès qu’une deuxième édition est déjà prévue en février et d’autres initiatives locales devraient voir le jour un peu partout dans le monde avec le soutien de Karen Ebert Matthys et son groupe. Objectif : toucher, tous canaux confondus, pas moins de 100 000 personnes à chaque rencontre et proposer des bourses pour encourager les femmes à poursuivre leurs études dans les sciences des données, en les aidant à surmonter les freins financiers.

 

Lire l’article (en anglais)

 

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