Les données et l’apprentissage automatique sont l’avenir du conseil juridique

L’effervescence autour de l’intelligence artificielle touche également l’univers du droit des affaires. Grâce à l’analytique et aux big data, de plus en plus de sociétés proposent des solutions de conseil automatisé à destination des professions juridiques et des entreprises. Une évolution vers un meilleur service rendu aux clients que les avocats peinent encore à suivre.

Est-ce la crainte de se voir un jour remplacés par des robots qui retient les avocats de se doter d’une intelligence artificielle (IA) en guise d’assesseur ? Pour Adam Nguyen, juriste et fondateur d’eBrevia, une solution accélérant l’analyse de documents juridiques, la question qui se pose est plutôt celle de la transformation d’un métier – dont une partie significative du temps implique la répétition de tâches fastidieuses, reposant principalement sur des documents papier – vers une meilleure productivité et surtout une plus grande valeur ajoutée avec l’apport des nouvelles technologies. Les logiciels de sa société extraient des connaissances à partir de documents fournis par les clients qui, en retour, disposent d’un outil de recherche efficace et adaptable, parce que basé sur des concepts et des relations mis au jour grâce à l’IA et l’apprentissage automatique.

 

Des outils analytiques pour se concentrer sur l’essentiel

 

Jay Leib, Directeur des ventes et co-créateur, avec un professeur de sciences cognitives de l’Université de l’Illinois, de la société NexLP, partage le même constat. Les avocats, désormais confrontés à des centaines de milliers de documents représentant des téraoctets de donnés majoritairement non structurées, ont besoin d’outils pour les aider à concentrer leurs compétences sur l’essentiel, à savoir la compréhension des affaires et l’anticipation des contentieux. Dans cette perspective, l’intelligence artificielle offre des avantages indéniables pour améliorer la prise de décision, comme l’analyse de données en temps réel ou l’identification de tendances.

Les exemples d’applications à destination des professions juridiques comme celles proposées par eBrevia ou NexLP ne manquent pas. L’article que nous vous proposons en décrit quelques-unes, dont l’objectif est d’aider les juristes à tirer le meilleur parti de leurs big data. Cependant, le secteur consacre moins de 1 % de ses revenus à la recherche et au développement, contre 3,5 % en moyenne pour l’ensemble des entreprises américaines. Soit encore une belle marge de progression vers un conseil juridique plus automatisé, donc plus rapide et plus efficace.

 

Lire l’article (en anglais)

 

En complément :

Un article sur la transformation numérique du métier d’avocat

et une tribune sur les opportunités offertes par les big data et l’intelligence artificielle pour les juristes.

 

À lire sur Business Analytics Info :

« L’intelligence artificielle en passe de suppléer aux avocats ? »

et

« Après la production, les robots vont investir tous les métiers ».