Après la production, les robots vont investir tous les métiers

La quatrième révolution industrielle sera celle de la robotisation et de l’intelligence artificielle. Moins chers et capables de travailler en continu, les robots pourraient occuper la moitié des emplois dans les prochaines décennies. Et pas seulement dans les métiers de production. Toutes les professions sont concernées, du moins pour les tâches les plus répétitives. Ce qui laisse de la place à la partie créative du métier.

La quatrième révolution industrielle, celle qu’il est désormais convenu d’appeler « Industrie 4.0 », rendra l’industrie « intelligente ». Faisant suite aux révolutions induites par la machine à vapeur, l’électricité et les nouvelles technologies de l’information et de la communication, elle est synonyme d’automatisation, de robotisation et d’intelligence artificielle. Cette révolution aura des conséquences importantes sur l’emploi puisque les machines ont vocation à remplacer progressivement les humains. Ce sujet était à l’ordre du jour du dernier Forum économique mondial de Davos.

 

Quels métiers ciblés par la robotisation ?

 

Le cabinet conseil McKinsey a réalisé une étude afin d’identifier quels métiers étaient les plus concernés par cette robotisation intelligente. Les analystes affirment que 45 % des emplois pourraient être automatisés avec des technologies qui existent déjà. L’étude comporte un tableau sur le potentiel de remplacement des emplois, métier par métier, aux Etats-Unis. Sans surprise, les plus menacés sont les métiers qui comportent beaucoup de tâches répétitives et qui sont les moins créatifs. Déjà, dans les aéroports, les systèmes d’enregistrement et d’embarquement ont été automatisés, et même dans un avion, un pilote ne tient véritablement le manche que pendant 7 minutes maximum…

 

Ce tableau montre également que ce ne sont pas là les seuls métiers concernés. Au final, toutes les professions peuvent être automatisées à des pourcentages différents. Ainsi, hôteliers, projectionnistes ou ouvriers du bâtiment verront une partie de leur activité assurée par des robots. Ces derniers les soulageront des tâches les moins valorisantes. Ce qui leur permettra de se concentrer sur la partie la plus créative de leur métier. Pour prolonger l’analogie de l’aéroport, un douanier – secondé par un robot qui assurera les tâches de vérification administratives – pourra se concentrer sur l’observation des voyageurs.

 

Lire l’article

 

En complément :

L’étude (en anglais) du cabinet McKinsey,

et

un article (passionnant !) sur l’impact des robots sur l’emploi.

 

A lire sur Business-Analytics-info.fr :

« Comment la technologie transforme l’industrie des services financiers »

et

« A nous les idées, l’automatisation aux machines ! ».