La « data science » au service de la sécurité nationale

Pour être efficaces dans leur mission, les services de renseignement d’un Etat doivent pouvoir analyser les échanges numériques afin de détecter les changements de comportements et surveiller des réseaux. Alors qu’elle est reconnue à l’échelle mondiale en mathématiques et en informatique, la France manque pourtant de talents en science des données pour accomplir ces tâches. Les compétences du pays en la matière doivent être renforcées pour continuer à assurer la protection des citoyens.

L’analyse des big data produites par les échanges numériques sous toutes leurs formes contribue à la traque des terroristes. Les citoyens, qui craignent pour le respect de leur vie privée, commencent à mesurer l’intérêt de ces analyses dans le cadre de leur protection et de leur sécurité. De toute façon, aucun Etat n’a les moyens d’écouter en temps réel tous les échanges numériques, insiste l’auteur de cet article.

 

En revanche, il est aujourd’hui possible d’observer des mouvements et des flux en vue de les analyser et d’y détecter des changements de comportement ou des activités inhabituelles. Ces analyses permettent de détecter des anomalies de façon quantitative, anomalies qu’il faut ensuite qualifier. C’est le rôle des analystes mathématiques et informatiques, aussi appelés data scientists.

 

La France est reconnue à l’échelle mondiale pour l’excellence de ses formations et talents en mathématiques et en informatique avancée. Pourtant, les effectifs formés d’ingénieurs spécialisés restent insuffisants pour répondre à la demande. Il faut absolument redonner le goût des carrières scientifiques aux jeunes et les former ! L’enjeu est d’importance. La France doit maintenir sa culture cartésienne et scientifique sans laquelle elle risque de ne plus pouvoir assurer le haut niveau de sécurité et de protection nationales, mais aussi de ne plus avoir sa place au sein de la coopération internationale.

 

Lire l’article 

 

En complément :

Un article d’EY sur les apports des big data à l’ « intelligence »,

et

un article (en anglais) sur les questions de la confidentialité des données,

 

A lire sur Business-Analytics-info.fr :

« Comment l’analytique renforce la sécurité des systèmes d’information »

et

« Big data et objets connectés : peut-on faire converger sécurité et liberté ? »