Big data, la clé de la croissance dans le prêt-à-porter

Dans un secteur en plein marasme, certaines enseignes connaissent une explosion du volume de leurs ventes. Leur secret ? Une connaissance pointue des consommateurs acquise grâce aux big data. Gisement prometteur pour les entreprises commerciales, les big data intéressent particulièrement les acteurs du prêt-à-porter. Si l’analyse des données de vente ne date pas d’hier, comme en témoigne la pratique consistant à copier les articles de luxe les mieux vendus, la quantité de données aujourd’hui disponibles ouvre de nouvelles perspectives, notamment en matière de ciblage marketing. Un tremplin pour les startups du secteur qui investissent ce terrain. 

En matière de collecte et de traitement des données, les enseignes de prêt-à-porter ont une longueur d’avance, contraintes par leurs faibles marges à la performance de chacune de leurs campagnes. La collecte et l’exploitation des informations clients en provenance des différents canaux digitaux sont ainsi devenues impératives. En croisant historiques de recherche et de navigation, programmes de fidélité, données mobiles, activité sur les réseaux sociaux… les marques affinent désormais leur ciblage. Objectif : personnaliser la relation client et proposer à chacun une expérience solide et cohérente qui facilite son parcours d’achat. C’est par exemple ce qui se produit lorsqu’un client est alerté qu’un article qu’il a recherché il y a quelques semaines est à présent soldé.

Certaines startups du secteur ont fait de l’analyse des données le pilier de leur stratégie marketing, à l’instar de Adore me, une marque de lingerie américaine créée en 2011. L’enseigne, qui a vu sa croissance décoller de 15 606 % en seulement trois ans, attribue son succès à un programme marketing basé sur la méthode des tests A/B. En déclinant les mêmes articles sur différents mannequins et en proposant alternativement les photos via sa plate-forme internet, Adore me a par exemple pu conclure qu’auprès des clientes, les mannequins brunes remportaient plus de ventes que les blondes. Mais l’exploitation des données ne s’arrête pas aux ventes en ligne ; elle sert aussi le processus de création de la marque. Le pure-player s’en remet en effet à son programme de marketing participatif pour décider de l’orientation des prochaines collections. Pour la direction de l’enseigne, pas de doute : cet outil décisionnel représente une source d’inspiration bien plus fiable que les intuitions des distributeurs.

 

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En complément :

Un article sur des solutions innovantes pour les magasins dévoilées lors de la NRF
et un autre sur l’impact des Big Data sur la transformation du secteur.

 

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« Le Marketing contextuel au secours du commerce physique »

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« E-commerce : quand la lingerie s’approprie l’analytique »