Stratégie analytique : et si le succès tenait aux RH ?

Peut-on réussir sans une équipe dédiée ? Peu probable à en croire une récente étude menée par la MIT Sloan Management Review, qui met en évidence le rôle de profils spécialisés dans le succès des stratégies analytiques des entreprises. En établissant un lien entre organisation RH et maturité en matière d’innovation analytique, l’étude souligne l’importance pour les entreprises de recruter les meilleurs talents et d’assurer leur intégration au sein des équipes en place.

Les entreprises comptant dans leurs rangs un data scientist seraient deux fois plus susceptibles de disposer d’une stratégie pour prioriser et mesurer le succès de leurs projets analytiques. En outre, les organisations innovantes dans ce domaine seraient trois fois plus aptes à intégrer efficacement des profils spécialisés. Ce sont du moins les conclusions qui ressortent de « Talent Dividend », une vaste étude réalisée à l’échelle mondiale auprès de 2 500 cadres supérieurs, tous secteurs d’activité confondus, par MIT Sloan Review et SAS en 2015. En somme, la maturité analytique des entreprises serait le reflet de leur stratégie RH, tant au niveau de la création de postes que de l’insertion de ces talents au sein des équipes. Un constat qui permettrait d’expliquer la difficulté éprouvée par les entreprises qui peinent à recruter les meilleurs profils.

L’étude explique que seulement une entreprise sur cinq a modifié sa stratégie de recrutement et de fidélisation d’experts analytiques, malgré l’extrême rareté de ces profils. Pourtant des moyens existent pour pallier cette pénurie. Les entreprises prêtes à s’investir devraient commencer par sonder leurs ressources internes à la recherche de collaborateurs intéressés par le traitement des données, ces derniers connaissant déjà bien les rouages de l’entreprise et ses métiers. L’intégration des nouvelles recrues devrait ensuite se faire dans une optique de collaboration avec le terrain, l’idée étant de créer de la cohésion au sein d’équipes constituées de profils véritablement complémentaires. Enfin, il semble essentiel de fixer d’emblée un plan garantissant que l’exploitation des données profitera bien à chacun des services dans l’organisation.

 

Lire l’article (en anglais)

 

Et consulter l’étude dans sa totalité.

 

En complément :
Un article sur l’émergence des Chief Data Officer
et un autre sur leurs principales fonctions.

 

À lire sur Business Analytics Info :
« Le Chief Data Officer : chef d’orchestre de la transformation numérique des entreprises »

et

« Reconnaître un bon data scientist »