Pour la SNCF, objets connectés et big data sont les alliés de sa transformation

Prévenir les pannes, dégager les voies, gagner en régularité… Les bienfaits combinés des objets connectés et des big data sont nombreux pour la SNCF. Lancée dans un grand plan de transformation numérique, l’entreprise ferroviaire déploie des capteurs à une échelle industrielle. Dans une tribune publiée sur le site des Échos, le Directeur technologie et open innovation du groupe détaille les enjeux de cette mutation.

La SNCF n’échappe pas à la transformation numérique de l’industrie. Baisse des coûts et meilleure fiabilité aidant, le groupe ferroviaire français greffe des capteurs à tous ses équipements (voies, matériel roulant, gares et technocentres) en vue d’exploiter les données de son immense réseau. Frédéric Burtz, en charge de la technologie et de l’innovation ouverte au sein de l’entreprise, cite plusieurs applications métiers nées de cette alliance entre objets connectés et big data, qualifiée d’« Internet industriel ».

 

Détecter les pannes en amont et limiter les incidents

 

L’un des exemples concerne la maintenance des climatisations, une question importante avec l’arrivée des beaux jours, car un dysfonctionnement peut conduire à l’immobilisation d’un train. En mesurant le débit d’air avec des senseurs, il est possible de détecter les risques de panne en amont et donc de cibler les interventions. Ce qui se traduit par un gain en efficacité et des économies non négligeables.

Autre problème en partie résolu grâce à l’Internet industriel : les incidents de végétation. Pour éviter que les voies et leurs abords ne soient envahis de branches d’arbres et d’herbes hautes, la SNCF identifie les zones à risque en croisant des images captées par des drones avec l’historique des incidents de ce type ayant touché la circulation, ainsi que des données météorologiques et cartographiques.

Le groupe ferroviaire entend généraliser ce modèle à toute son infrastructure. Si les nouveaux trains sont déjà équipés en intelligence embarquée, les anciens le deviennent moyennant un réaménagement avec de nouvelles technologies. Les dispositifs connectés visent à améliorer et à simplifier le travail des agents SNCF au quotidien, tout en augmentant la sécurité et la régularité du service, résume Frédéric Burtz.

 

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En complément :

Une interview d’Yves Tirode, directeur du numérique et de la communication à la SNCF, sur le même sujet

et un article (en anglais) sur l’industrie traditionnelle à l’avant-garde des objets connectés.

 

À lire sur Business Analytics Info :

« Industrie : pourquoi les manufacturiers devraient plébisciter la maintenance prédictive »

et

« L’économie des algorithmes, horizon des objets connectés »