Après le web, les GAFA investissent les biotechnologies

Le séquençage du génome se banalise peu à peu. Générateur d’importants volumes de données, il intéresse les grands labos pharmaceutiques, qui y trouveraient de précieuses informations pour concevoir de nouvelles molécules. Mais il intéresse aussi les géants du web qui investissent massivement dans ce sujet. Pourquoi ? Parce que la santé prédictive est sans doute le prochain grand marché numérique.

Les tests ADN et le séquençage du génome se banalisent et leur coût baisse progressivement. Chaque opération génère des volumes de données importants. Un séquençage de génome équivaut à quelques 100 gigaoctets de données. Ces masses d’informations suscitent l’intérêt de nombreux acteurs et leur valeur marchande augmente. Outre les grands laboratoires pharmaceutiques, qui y trouvent des indications précieuses sur les maladies génétiques, plusieurs sociétés se sont développées autour du séquençage du génome.

Mais ces données intéressent tout particulièrement les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) et autres grands acteurs du web. Dans un premier temps, eux seuls disposent des plates-formes capables de recueillir, de stocker et de traiter de tels volumes de données, avec dans un deuxième temps l’intention de monétiser ces précieuses informations. Au-delà de l’hébergement dans le Cloud, ces sociétés multiplient les investissements dans des projets liés au génome afin de devenir incontournables dans le secteur en croissance de la santé prédictive.

A terme, le séquençage du génome sera un élément du diagnostic fait par le généraliste. Cette banalisation s’accompagnera inévitablement d’une industrialisation de la médecine. Cela pose la question de la confidentialité des informations. Que se passera-t-il lorsqu’une compagnie d’assurance refusera un contrat d’assurance vie à une personne prédisposée à une maladie cardiovasculaire ou porteuse du gène de la mucoviscidose ?

 

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En complément :

Un article sur le Healthcare Data Institute,

et

un autre sur le dépistage des pathologies rares.

 

A lire sur Business-Analytics-info.fr :

« Des politiques de santé plus efficaces grâce aux progrès de l’analytique et des big data »

et

« Un projet du MIT pour l’analyse des données de santé ».