Les big data vont bouleverser la médecine

La transformation numérique ouvre de nouvelles perspectives en matière de sciences de la vie. Le potentiel des approches orientées données est considérable, non seulement pour la recherche médicale, mais aussi pour l’ensemble du système de santé et pour les patients. Personnalisée, mobile, engageante : la médecine de demain n’attend plus que l’implication des professionnels et des organisations de santé.

Un pour tous, tous pour un. Avec les big data, la devise des Trois Mousquetaires pourrait prendre une nouvelle dimension pour les acteurs et les bénéficiaires du système de santé — autrement dit l’ensemble des citoyens. Car dans un futur proche, l’agrégation de l’ensemble des données médicales des individus, les informations issues de la recherche, de la pharmacie, de la biologie… profiteront à l’ensemble de la communauté. Les méthodes et les infrastructures qu’utilisent les géants du Web peuvent être réutilisées dans le domaine de la médecine pour établir de meilleurs profils de santé et nourrir des modèles d’analyse prédictive toujours plus fins.

 

La transformation de l’organisation des soins passe par l’engagement des patients et des médecins

 

Aujourd’hui, la recherche médicale, en particulier dans le domaine de la génomique, commence à s’emparer de cette opportunité pour étudier les mécanismes des pathologies dans leurs moindres détails. Les avancées réalisées dans la compréhension des phénomènes biologiques à l’origine des maladies appuieront l’industrie pharmaceutique dans la mise au point de traitements toujours mieux ciblés. Les premiers bénéficiaires de ces progrès seront les systèmes de santé et leur financement puisqu’en devenant prédictive, donc préventive, cette nouvelle médecine est source d’économies.

La réussite de cette véritable transformation de l’organisation des soins passe à la fois par l’engagement des patients et par celui des professionnels de santé. Pour les premiers, il s’agit notamment de prendre conscience que les dispositifs connectés et mobiles servant à mesurer certains paramètres biologiques ne sont pas des gadgets voués à l’obsolescence, mais les outils indispensables dans la construction de son propre profil de santé et de son suivi à long terme. Quant aux médecins, ils doivent désormais apprendre à travailler avec des experts des données pour intégrer à leur pratique la dimension quantitative et informatique des sciences de la vie.

 

Lire l’article (en anglais)

 

En complément :

Une interview du professeur Jean-Luc Bosson au sujet des bénéfices potentiels de l’utilisation des données de santé, avec un focus sur la France et sur les questions éthiques

Et une vidéo sur la transformation de la recherche et de l’offre de soin par les big data.

 

À lire sur Business Analytics Info :

« Des politiques de santé plus efficaces grâce aux progrès de l’analytique et des big data »

et « Santé : objets connectés et big data au cœur de la médecine personnalisée »