Gestion du risque : une nécessaire relation homme-machine

Les grandes décisions stratégiques sont encore prises par des humains. Mais les machines ont vocation à les rendre toujours meilleures. De nombreux exemples démontrent cette complémentarité entre algorithmes et décideurs. Les capacités de calcul des premiers sont devenues indispensables pour valoriser l’intuition des seconds, en particulier dans le domaine de la gestion du risque.

Peut-on déléguer la gestion du risque aux seules machines ? L’effondrement des coûts de stockage et la montée en puissance des technologies de calcul distribué soulèvent en effet sérieusement cette question. La cybersécurité, par exemple, a mué grâce aux progrès de l’analytique d’une protection passive à base d’antivirus vers une surveillance des systèmes informatiques en temps réel. Dans un tel contexte, l’intervention humaine décroît proportionnellement à la quantité de données à traiter.

 

Une complémentarité homme-machine

 

Toutefois, les algorithmes sont souvent perçus comme des boîtes noires par les décideurs, ce qui atténue la crédibilité des analyses qu’ils génèrent. C’est pourquoi celles-ci doivent être couplées avec un outil de visualisation des données permettant de tirer des conclusions pertinentes que seules l’intuition et l’imagination humaines sont en mesure de produire. Cette complémentarité homme-machine est l’élément clé d’une gestion du risque efficiente. Dans le domaine financier, par exemple, les modèles algorithmiques de trading à haute fréquence provoquent une instabilité systémique nécessitant une régulation humaine.

D’autre part, les machines s’avèrent moins performantes dès lors qu’il s’agit de raisonner dans un environnement incertain. Si celles-ci ont démontré une supériorité pour battre les humains aux échecs, un jeu parfaitement adapté à l’analyse algorithmique, elles demeurent incapables de gagner au jeu de go, qui dépend plus d’un jugement qualitatif. Mais un tournoi d’échecs où humains et machines étaient associés en équipes a aussi démontré que ce type de partenariat s’avère finalement meilleur lorsque les ordinateurs sont employés efficacement par leurs utilisateurs. Une bonne nouvelle pour les responsables de la gestion du risque.

 

Lire l’article (en anglais)

 

En complément :

Un article (en anglais) sur l’opportunité des big data pour la gouvernance, le risque et la conformité.

et un autre sur la gestion du risque lié à l’usage des big data, en particulier dans le secteur de la finance.

 

À lire sur Business Analytics Info :

« La gestion des risques gagne ses lettres de noblesse »

et

« Comment l’analytique renforce la sécurité des systèmes d’information »