Analytique, Internet des objets et mobilité : les 3 piliers de la numérisation de l’économie

La quasi-totalité des secteurs économiques est aujourd’hui concernée par la transformation numérique. Si les progrès des entreprises sont inégaux, même au sein d’un même secteur, la combinaison de l’analytique, de l’Internet des objets et de la mobilité est sur le point de changer nos façons d’entreprendre, de travailler et de consommer. Ulrich Amberg, Responsable consulting chez KPMG Suisse, explique comment ces technologies bouleversent les pratiques économiques.

Vente sur smartphone, communication et interactions individualisées sur les médias sociaux, traitement en ligne et automatisation d’opérations : la transformation digitale est devenue une priorité stratégique de la quasi-totalité des entreprises, qui se traduit par une grande variété de projets. Pourtant au sein d’un même secteur, les progrès des entreprises restent inégaux et selon une étude de KPMG, seulement 14% des entreprises dans le monde considèrent qu’elles disposent du savoir-faire et des compétences nécessaires pour tirer le meilleur parti de l’analyse des big data.

Si, de manière globale, la transformation digitale prédomine dans les secteurs financiers et tertiaires, où un grand nombre d’activités peuvent être automatisées et numérisées, ainsi que dans la production (impression 3D), la distribution et l’innovation produit (vêtements connectés), quelques rares secteurs, comme l’artisanat, semblent encore peu concernés par le numérique. Plus qu’une question de taille, la transformation numérique est surtout une affaire de culture managériale et de stratégie d’innovation. Ainsi, les start-up comme Uber ou Airbnb sont à la source de ruptures technologiques majeures, tandis que les grands groupes qui les financent, notamment à travers des accélérateurs ou incubateurs, sont plus réticents au changement. De leur côté, plus agiles, les PME ont plus de facilité à mettre en œuvre des changements organisationnels pour tirer parti de la révolution numérique.

 

Analytique, Internet des objets et mobilité : le triptyque gagnant

 

La numérisation de l’économie s’appuie sur plusieurs outils. Le premier : les big data et l’analytique, c’est-à-dire la collecte et l’analyse systématique de volumes massifs de données, dans un but de création de valeur. Ses applications sont innombrables, dans le domaine du risque (évaluation de la solvabilité, analyse de risque…), du marketing (traitement des flux de données en temps réel), dans la lutte contre la fraude… En parallèle, cette utilisation accrue des données génère de nouveaux défis en matière de cybersécurité (l’évolution des menaces exige une refonte profonde des mécanismes de sécurité : prévention, détection et réaction), et de conformité réglementaire (traitement des données hors du territoire, par exemple).

Grâce à la miniaturisation des capteurs et l’interconnexion des équipements, l’Internet des objets (l’essor des appareils et objets connectés) est également une source de nouvelles technologies d’autonomisation et un terreau propice à la « 4e révolution industrielle », c’est-à-dire au concept d’usines « intelligentes », capables de réaliser des tâches d’autodiagnostic et d’auto configuration.

Enfin, troisième volet de cette transformation numérique : la démocratisation des terminaux mobiles qui deviennent le principal canal d’interaction et d’achat en ligne. Avec l’avènement des smartphones, la manière d’utiliser Internet, de vendre et de consommer ne sera plus jamais la même.

 

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