Restaurer la confiance entre forces de l’ordre et citoyens avec les big data

Les révélations d’Edward Snowden ont suscité la méfiance des Américains envers l’exploitation des données par les services de sécurité. Pourtant, celles-ci sont devenues ces deux dernières décennies une arme indispensable pour les forces de l’ordre. D’où la volonté du gouvernement fédéral d’adapter la législation pour satisfaire les demandes de transparence formulées par les citoyens.

C’est un fait : l’analyse de données permet de renforcer la sécurité publique. Depuis 20 ans, aux États-Unis, de nouvelles lois viennent régulièrement élargir le recours à cette technologie pour les forces de l’ordre, essentiellement dans une perspective répressive. Mais de nouvelles demandes ont récemment émané des citoyens américains suite à la recrudescence d’actes de violence commis par des policiers. Pourquoi, en effet, les données ne sont-elles pas plus utilisées au bénéfice des communautés touchées par le crime et la violence ?

Dans l’optique de resserrer les liens entre citoyens et forces de l’ordre, la Maison Blanche a ainsi lancé un programme d’expérimentations impliquant des experts des big data dans une vingtaine de villes. À Hampton (Virginie), par exemple, les habitants disposent d’un accès ouvert aux statistiques sur la criminalité et aux situations impliquant des officiers de police. Quant aux agents de Vallejo (Californie), ils se sont associés avec l’organisation Code for America pour mettre au point des outils d’analyse des données s’inscrivant dans une démarche de prévention et de proximité.

 

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En complément :

Une tribune sur les objets connectés au service de la sécurité des populations  et

Une autre de Noëlle Lenoir (ancienne ministre des Affaires européennes) sur les big data pour lutter contre le terrorisme.

 

À lire sur Business Analytics Info :

« Comment les big data rendent la ville plus agréable »

et « Lutter contre la criminalité à l’aide des big data »