Automesure : la tendance qui peut rendre accro

Venue des États-Unis, la tendance de l’automesure (« quantified self », en anglais) a gagné l’Hexagone. Cet outil basé sur les objets connectés est très efficace pour atteindre ses objectifs sportifs ou contrôler sa santé, à condition de ne pas tourner à l’obsession. Éclairage.

Le mouvement du « quantified self » est apparu en Californie en 2007, sous la plume de deux journalistes du magazine Wired. L’automesure, en français, consiste à utiliser des capteurs contenus dans des objets (bracelets, montres, brassards…) pour suivre son activité via une application. Compter les calories ou les kilomètres parcourus en footing, mesurer les coups de fourchettes ou les battements de son cœur, arrêter de fumer, évaluer sa tension artérielle ou son rythme cardiaque, une myriade d’applications spécialisées répondant à de multiples usages sont désormais disponibles. Un Américain sur deux pratique aujourd’hui l’automesure et la France n’est pas en reste : 23% des tricolores ont au moins un objet connecté et d’ici 2020, chaque foyer pourrait en posséder jusqu’à 30 !

Si le « quantified self » a un tel succès dans le monde, c’est qu’il s’avère d’une efficacité redoutable pour atteindre ses objectifs. Les données « remontées » par les capteurs sont persuasives. En mesurant constamment les efforts, ils incitent l’utilisateur à se surpasser. D’autant que le défi n’est pas seulement personnel ; le plus souvent, les applications revêtent une dimension communautaire, avec des options de publication sur les réseaux sociaux qui suscitent l’émulation.

Outil motivant et valorisant, l’automesure n’est cependant pas dénuée d’inconvénients. La méthode a des effets addictifs, et l’évaluation des performances peut facilement virer à l’obsession. Une étude de l’Université de Technologie d’Eindhoven (Pays-Bas) a montré que les méthodes du « quantified self » peuvent causer du stress chez les sujets anxieux. Une question de personnalité.

 

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