À l’ère de l’assurance self-service, détecter automatiquement la fraude devient un impératif

L’assureur danois Alm. Brand a bien engagé sa transformation numérique. Pour respecter son engagement de fournir un service « sublime » à ses clients, dixit un dirigeant, la compagnie a adopté un outil de détection de fraude automatique. Le but : améliorer la précision en ciblant les déclarations suspectes tout en épargnant les clients honnêtes, alors que de plus en plus d’opérations se déroulent en ligne.

C’est un monument au Danemark. Fondé par décret royal en 1792 pour assurer particuliers et entreprises contre les incendies, Alm. Brand emploie aujourd’hui 1 600 personnes et génère un chiffre d’affaires d’environ 1 milliard d’euros. Chaque année cependant, 5,3 millions d’euros s’évaporent du fait de la fraude, selon son directeur des déclarations, Brian Wahl Olsen. D’après une étude citée par celui-ci, 10 % de la population aurait une propension intrinsèque à tricher, tandis que la même proportion serait honnête quelles que soient les circonstances. Quant aux 80 % restant, ils seraient susceptibles de commettre un léger écart de temps à autre pour glaner un petit avantage. C’est dire le potentiel de la fraude et la nécessité de la combattre efficacement.

La mutation numérique en cours dans le monde économique en général et dans celui de l’assurance en particulier a ouvert de nouvelles perspectives en ce domaine. D’une part, des outils de traitement automatisé existent depuis plusieurs années déjà pour détecter les comportements frauduleux — comme celui de ce client adressant pas moins de trois déclarations en même temps et qui s’est révélé être, après investigation, assuré auprès de sept compagnies ! D’autre part se développe la possibilité offerte aux clients d’effectuer leurs déclarations de sinistre en ligne, ce qui change la donne en matière de contrôle mais renforce aussi l’intérêt de l’analyse des données en matière de détection de fraude. Alm. Brand l’a bien compris en s’équipant d’un logiciel, édité par SAS, qui lui permet de traquer les déclarations suspectes avec une meilleure précision et ainsi écarter toute suspicion de ses assurés intègres. L’assureur compte d’ailleurs étendre son usage de l’analytique à l’amélioration de la satisfaction client. Un nouveau pas en direction de sa promesse de « sublimation ».

Lire l’article (en anglais)

En complément :

Les fraudes aux assurances explosent en Belgique

et un article (en anglais) sur les systèmes de détection de fraude sur le Web.

 

La fraude : sujet phare de SAS Forum le 5 novembre 2015

 

À lire sur Business Analytics Info :

« Les big data redessinent les contours de l’assurance »

et « Les assureurs sont-ils prêts à lutter contre la fraude ? »