Vers un nouveau visage de la médecine au Royaume-Uni

Quel sera le visage de la médecine du futur ? Avec la construction d’une super-infrastructure pour collecter et analyser les données, le Royaume-Uni se prépare. Pour mieux traiter le cancer, les praticiens auront accès aux historiques des patients et aux analyses en quelques secondes plutôt qu’en quelques jours. La première étape a commencé avec l’analyse du génome de milliers de volontaires et des données cliniques de patients traités contre le cancer.

Créer le premier cerveau informatique au monde pour mieux soigner le cancer, tel est l’objectif que se sont fixés l’Université d’Oxford et l’Institut de médecine moléculaire Chan Soon-Shiong basé aux Etats-Unis. Avec le soutien du Ministre des Sciences Humaines et la participation du système de santé publique du Royaume-Uni (National Health Service), cette collaboration vise à séquencer le génome de 100 000 patients volontaires et à combiner ces informations avec les données cliniques disponibles dans les hôpitaux pour améliorer la lutte contre le cancer. La création de ce premier ensemble de données lié au génome permettra de poser les fondations de la médecine du 21ème siècle, qui reposeront sur les technologies numériques et l’analyse de données. Les praticiens auront ainsi plus rapidement accès à des données précises sur leurs patients.

Sachant que l’examen du génome d’une personne génère 500 Go de données, l’infrastructure dédiée au stockage et à l’analyse des données des centaines de milliers de patients doit être dimensionnée en fonction de ces énormes volumétries (soit 50 à 60 fois les volumes de données échangés quotidiennement sur Facebook !). En plus de la capacité de stockage, les réseaux et les capacités d’échanges de données sont également des enjeux majeurs. En effet, la complexité de cette nouvelle organisation réside dans l’intégration des disciplines (informatique, médecine), le dialogue entre différentes bases de données (génomes des volontaires, historiques des patients, données relevées par les objets connectés) et la connexion de lieux séparés (hôpitaux, laboratoires, etc.).

Lire l’article (en anglais)

 

En complément:
un article (en anglais) sur les multiples applications de l’analytique pour l’astronomie
et un autre (en anglais) sur les enjeux des big data dans le monde de la santé

 

A lire sur Business-Analytics-Info.fr :
« Au service de santé publique de Chicago, l’analyse prédictive se conjugue déjà au présent »
et « Quelle visualisation des données pour mieux communiquer sur la santé ? »