Portrait-robot du Chief Data Officer : un cadre aux multiples facettes

L’émergence des big data et des besoins induits en analytique ont amené à la création de nouveaux métiers : celui de data scientist, puis de Chief Data Officer. Selon Gartner, on compte une centaine de Chief Data Officers dans le monde, chiffre qui a doublé entre 2012 et 2013 et continue de croître rapidement. Qui sont-ils ? Quelles sont donc leurs prérogatives ? Comment appréhendent-ils leur poste et leurs responsabilités ? Découvrons ce nouveau métier.

Avec la montée en puissance des big data, de nouvelles compétences ont été nécessaires pour les exploiter et de nouveaux métiers ont vu le jour : data scientist dans un premier temps et ensuite Chief data officer, dont le rôle devrait se généraliser dans 25% des grandes entreprises cette année, selon Gartner. Ainsi, le 17 septembre 2014, l’Etat Français a créé le poste d’« Administrateur général des données ». Si la France est le premier gouvernement d’Europe à se doter d’une telle compétence, des villes (San Francisco, New York) ou d’autres administrations aux Etats-Unis (Department of Defense) l’avaient précédé.

Quelques titulaires de ces nouveaux métiers ont partagé leurs expériences et leurs recommandations lors d’un symposium aux Etats-Unis. En résumé, le CDO est en charge de la gouvernance et de la gestion des données. Il doit répondre aux besoins analytiques des différents métiers, tout en identifiant les jeux de données disponibles et leurs responsables. Il a également la responsabilité des aspects réglementaires liés à l’exploitation des données. Au sein de l’entreprise, il fait le lien entre les départements métiers et l’informatique. Si chaque organisation lui attribue une mission différente, sur la forme, sa mission consiste généralement à identifier les écueils empêchant ces deux mondes de collaborer et à proposer des solutions pour les rapprocher.

Pour remplir leurs missions, les CDO évoquent la nécessaire capacité d’écoute pour identifier les problèmes et frustrations. Ils soulignent en outre l’importance d’une collaboration étroite avec le département informatique, clé de voûte de la transformation numérique de l’entreprise. Outre la maîtrise des mathématiques et des statistiques, dialogue et communication sont donc de mise, pour éviter l’incompréhension et une adhésion plus difficile à leurs propositions.

Lire l’article (en anglais)

 

En complément :
un article (en anglais) sur les compétences d’un bon CDO
et un autre (en anglais) listant les trois éléments principaux pour qu’un data scientist devienne Chief Data Officer 

A lire sur Business-Analytics-Info.fr :
« Les métiers de la donnée ont le vent en poupe »  
et « Portrait d’un data scientist »