L’analytique : une mine d’or encore insuffisamment exploitée par les banques

S’il est un secteur où les entreprises disposent de données précises sur leurs clients, c’est bien le secteur bancaire. Mais bien souvent, ce « trésor » ressemble plutôt aujourd’hui à une mine d’or inexploitée. La bonne nouvelle réside dans une forte prise de conscience des banquiers des apports de l’analytique et des big data. A travers une enquête, Deloitte fait le point sur la question et trace les perspectives.

Une étude internationale menée par le cabinet Deloitte auprès des hauts responsables de grands établissements bancaires révèle chez eux une forte prise de conscience de l’apport de l’analyse des données à la performance globale de l’entreprise : 88% des personnes interrogées sont convaincues que l’analytique prendra de l’importance dans les 3 années à venir.

 

Par exemple, avec la mise à disposition des données en temps réel, les banques seraient à même de proposer la bonne offre au bon moment et à la bonne personne, et d’être ainsi au plus près des événements de vie réels plutôt que supposés. De même, la gestion des risques (tests de résistance ou stress tests, risque de marché, risque opérationnel) pourrait être grandement améliorée en s’appuyant sur les approches et les outils analytiques.

 

Pour cela, les établissements bancaires doivent relever deux défis majeurs : s’équiper des technologies adéquates, et former des équipes d’experts dédiés. L’étude Deloitte montre en effet que pour 70% des personnes interrogées, les données recueillies aujourd’hui ne sont pas exploitées de façon optimale. Le manque d’intégration des applications informatiques, voire un outillage très rudimentaire, constituent de réels obstacles : seuls 6% des répondants affirment disposer des solutions avancées leur permettant par exemple de réaliser des analyses prédictives ou de prendre en compte les données non structurées. Le deuxième défi concerne le recrutement d’experts de l’analytique. A l’instar de nombreux autres secteurs d’activité, les établissements bancaires devront se doter des compétences manquantes, pour tirer le meilleur parti des données dont elles disposent.

 

Lire l’article (en anglais)

 

En complément,

un décryptage en français de l’enquête de Deloitte

et un focus sur les apports du big data pour les analystes financiers (en anglais).

 

 

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« Les clients des banques souhaitent être impliqués dans la lutte contre la fraude »

et « Les compagnies d’assurance renforcent leur culture analytique »