Données des téléphones mobiles : un graal pour les opérateurs

L’utilisation des téléphones portables ne se limite plus à de simples coups de fil. Véritable « extension » de son propriétaire, le mobile enregistre de nombreuses informations personnelles qui intéressent les entreprises. La monétisation de leurs données est une véritable opportunité pour leurs détenteurs. Mais les opérateurs télécom abordent l’échange de ces données à caractère privé avec prudence. Cependant, des approches contrôlées par les utilisateurs en échange d’avantages semblent offrir un bon compromis.Les téléphones portables permettent de collecter de multiples données personnelles sur leur propriétaire. Au-delà d’un simple téléphone, ils sont désormais utilisés pour prendre des photos, gérer les e-mails et consulter internet, interagir sur les réseaux sociaux, acheter à distance, écouter de la musique… En examinant le portable d’une personne, on en apprend beaucoup sur elle : ses centres d’intérêt, ses goûts, sa vie professionnelle, son réseau de relation, etc.

Les opérateurs télécom puisent dans les big data que ces activités génèrent pour mieux connaître leurs clients et leur niveau de satisfaction et, par voie de conséquence, renforcer l’adhésion à des services – un terrain propice à des ventes supplémentaires. En effet, un client satisfait ne part pas à la concurrence, achète des services supplémentaires et n’hésite pas à recommander son fournisseur.

D’autres entreprises sont prêtes à payer cher pour obtenir les données clients des opérateurs. Celles-ci valent de l’or, en particulier celles qui ont trait au profil de la personne (identité, informations de paiement, coordonnées…), comme les données de géolocalisation associées aux appels et messages. Une limite toutefois apparaît : celle de la protection de la vie privée, devenue le garde-fou d’une ruée sur ces données personnelles.

Les opérateurs télécom n’ont aucun intérêt à outrepasser cette limite de confidentialité et à gâcher la relation avec des clients de plus en plus concernés par l’usage de leurs données. Telecom Italia et Telefonica en Italie semblent avoir trouvé un bon compromis : de nouveaux modèles de partage et d’agrégation des données sur lesquels l’utilisateur garde le contrôle. Dans ce climat de confiance,  l’utilisateur impliqué s’avère bien plus conciliant pour livrer ses informations personnelles.

 

Lire l’article (en anglais)

En complément, un article sur l’utilisation des données de géolocalisation  et un article d’un avocat sur les smartphones et la vie privée

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