Au cœur du pilotage de la performance financière : les outils du contrôleur de gestion

Les évolutions structurelles majeures dans le monde de la banque concourent à une nécessaire remise en cause des dispositifs de pilotage au sein des institutions financières. L’évolution des systèmes d’information est ainsi à prévoir, notamment pour favoriser une meilleure performance via une automatisation accrue des moyens d’analyse mis à disposition du contrôleur de gestion.

Selon une étude menée auprès d’une vingtaine d’établissements français de banque de détail par Norbert Le Boënnec et Romain Descourt, respectivement associé et senior manager chez Deloitte, le rôle du contrôleur de gestion est en pleine évolution : celui-ci est en passe de devenir un véritable « business partner » des responsables métiers, accompagnant leurs prises de décision stratégiques – notamment dans les domaines de la vente et de la tarification.

Bien plus qu’un simple fournisseur de reporting, il doit jongler entre un grand nombre de nouvelles tâches à valeur ajoutée – comme par exemple l’apport d’une vision financière dans la prise de décision métier ou la promotion d’informations de rentabilité par segment ou produit –  et ses tâches de production habituelles : donner un premier niveau d’analyse via la production de chiffres ou contrôler des données introduites dans le SI. Du fait d’un nombre de profils de plus en plus diversifiés et techniques dans la profession, se pose la question d’une intégration plus poussée entre le stratégique et le pilotage par les données économiques. Le rôle du contrôleur devient crucial, notamment dans l’optimisation de l’allocation de capital aux activités. Il se fonde également de plus en plus sur l’utilisation d’indicateurs « fins » devant faciliter au bout du compte, l’orientation stratégique au niveau des décideurs (actionnaires, agences de rating et investisseurs par exemple).

Le pilotage de la performance passe donc entre autres par la mise en place d’outils de ventilation des coûts d’une part, et de solutions industrialisées pour organiser la collecte de données de qualité, leur restitution et leur diffusion de façon automatisée. C’est en effet la mesure de la création de valeur par produit qui permettra d’orienter les actions commerciales les plus efficaces pour les banques de détail.

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En complément :  Le blog (en anglais) de Business Week dédié au « Financial Performance Management » (FPM) et un dossier (en anglais) de la Banque du Queensland (Australie) sur le pilotage de la performance financière.

A lire sur Business-Analytics-Info.fr : « Scénarios de gestion du risque dans le secteur bancaire » et « Dossier spécial Activity-Based Management : Plus des deux tiers des entreprises françaises recourent à des modèles de répartition des coûts ».