Des robots-conseillers pour optimiser la gestion de portefeuille

Dépourvus de biais cognitifs, les robots-conseillers sont conçus pour permettre un suivi plus efficace de la gestion de portefeuille. La nature humaine, subjective et émotionnelle, engage les investisseurs à prendre des décisions sous-optimales, au contraire des algorithmes. La valeur ajoutée humaine réside dans le conseil et l’accompagnement.

Encore peu reconnus en France, mais déjà largement adoptés outre-Atlantique, les robots-conseillers (« robo-advisors ») permettent de réduire l’intervention humaine en automatisant la gestion de portefeuilles d’actifs. Celle-ci est en effet essentiellement limitée par une série de biais cognitifs et d’intuition, qui poussent les individus à prendre des décisions non optimales en matière d’investissements. Les humains surestiment notamment leur capacité à anticiper l’évolution des marchés, essentiellement aléatoire par nature. À l’opposé, les algorithmes, dénués de subjectivité et d’émotions, ont déjà prouvé leur capacité à optimiser la gestion de portefeuilles et de projets d’investissement sur le long terme.

L’avènement des robots-conseillers entraîne une redéfinition du rôle des experts. Ces derniers, associés à des ingénieurs financiers et informatiques, sont déjà impliqués dans la conception des algorithmes de gestion de patrimoine. Le temps habituellement consacré à étudier les marchés peut être réorienté vers la relation client et l’analyse patrimoniale et fiscale de cas complexes, là où réside la véritable valeur ajoutée du professionnel de la finance. L’accompagnement et le conseil de l’humain représentent ainsi le meilleur complément à l’efficacité des robots-conseillers.

 

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En complément :

Un article au sujet de la révision de la directive européenne sur les marchés d’instruments financiers et les robots-conseillers dans ce cadre,

et un autre à propos d’une enquête sur la perception des robots-conseillers par les investisseurs français.