Les métiers de la comptabilité comptent sur l’intelligence artificielle

Les capacités d’automatisation liées à l’intelligence artificielle intéressent grandement la finance en général et la comptabilité en particulier. Comment réagissent les professionnels du secteur à l’arrivée de cette technologie dans leur quotidien ? Une étude récente auprès de 900 d’entre eux à travers le monde fait le point sur cette évolution.

Mieux vaut prévenir que courir. L’intégration de l’intelligence artificielle (IA) dans l’ensemble de la vie économique se précise chaque jour. C’est pourquoi la quasi-totalité des secteurs se prépare à cette révolution. L’univers de la finance et de la comptabilité est largement concerné. Une étude récente menée auprès de 900 professionnels travaillant pour des grandes entreprises du monde entier, montre ainsi que 32 % des départements financiers ont déjà recours à l’IA. Automatisation, recrutement, reporting, etc. : les applications de cette technologie sont variées et son usage devrait continuer de croître dans les années à venir.

 

Les directeurs financiers estiment que l’IA va occuper une place essentielle

 

Une large majorité des directeurs financiers consultés (88 %) estiment que l’IA occupera une place prépondérante à l’avenir, tandis qu’une petite minorité des entreprises (entre 6 et 20 % selon les pays) n’envisagent pas de l’utiliser cette année. Les plus optimistes (46 % en France, 32 % à l’échelle mondiale) pensent que l’évolution de la maturité de la technologie permettra de prendre des décisions stratégiques d’ici une dizaine d’années. L’IA est même considérée comme plus déterminante que la blockchain ou la cybersécurité par 42 % des directeurs financiers. Pour l’heure, ce sont les capacités d’automatisation de la saisie des éléments comptables qui intéressent principalement les entreprises.

Les professionnels des métiers de la comptabilité demeurent néanmoins prudents quant à l’impact de l’intelligence artificielle sur leur travail : 43 % d’entre eux perçoivent des conséquences potentiellement négatives en cas de mauvais usage ou de trop grande liberté laissée à un système autonome. Ils pointent notamment le risque d’ajouter un niveau de complexité supplémentaire et une nouvelle responsabilité au rôle des directeurs financiers qui n’en manquent déjà pas. D’où la nécessité de bien se préparer pour faire des machines et de l’IA de précieux alliés.

 

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En complément :

Une infographie synthétisant les principales conclusions de l’enquête citée dans l’article,

et un article (en anglais) à propos des applications d’IA déjà à l’œuvre dans le secteur de la finance.