Amazon côté pile, côté face

Amazon, leader incontesté de la distribution en ligne, multiplie les projets de développement. Robotisation des entrepôts, véhicules autonomes, livraison par drone, etc. L’entreprise dirigée par l’un des hommes les plus riches du monde, Jeff Bezos, ne ménage pas son imagination. Sa vision singulière de l’avenir suscite des interrogations.

Amazon voit loin, et haut. Parmi ses projets les plus extravagants figure l’idée d’entrepôts perchés à 13 000 mètres d’altitude dans des dirigeables approvisionnés par des navettes volantes, elles-mêmes chargées d’alimenter des drones de livraison… D’ici la réalisation de cette utopie aérienne, le numéro un mondial du commerce en ligne peut déjà compter, sur terre, sur son nouveau centre de distribution ultramoderne de DuPont (État de Washington), où les produits sont référencés automatiquement, avant d’être triés par des algorithmes et, pour certains, remorqués par des véhicules autonomes — eux-mêmes manœuvrés par un robot capable de soulever de lourdes charges.

 

Amazon, des idées futuristes, mais critiqué pour son action au présent

 

Au-delà de son cœur de métier — la distribution en ligne — Amazon multiplie les initiatives de diversification. Fin 2016, l’entreprise ouvrait son premier magasin alimentaire physique. Dépourvu de caisses, son accès est réservé aux possesseurs d’un compte Amazon et le règlement des achats s’opère sans interaction grâce à une batterie de capteurs. D’autres concepts sont à l’étude, comme la livraison automatique de produits alimentaires reposant sur un réfrigérateur intelligent ou la location d’installations hydroponiques (pour réaliser un potager hors-sol) dans les garages inutilisés.

Devenu avec le temps un géant du numérique, Amazon connaît aussi son lot de critiques, à l’instar de Google ou de Microsoft. Accusée de pratiques peu respectueuses de l’environnement, on reproche notamment à l’entreprise de malmener ses employés dans certains entrepôts, par exemple en contrôlant le moindre de leur mouvement ou en les incitants à signaler les manquements de leurs collègues. Dans un article du New York Times, les salariés qui résistent le mieux à la pression ont été surnommés « Amabots » (les robots d’Amazon). Des pratiques démenties par le PDG de la firme, dont les défenseurs louent la culture innovante et gagnante.

 

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En complément :

Un article au sujet de l’avenir des soldes,

un autre détaillant les principales innovations d’Amazon,

et un autre sur la distribution du futur.