Le véhicule autonome dans les starting blocks

Preuve que le concept est sur le point de se généraliser, le véhicule autonome était partout dans les allées du CES de Las Vegas. Relevant jusqu’ici de la science-fiction, il semble enfin avoir gagné son droit d’entrée sur les routes. Un nouveau contexte qui pousse constructeurs, équipementiers et entreprises numériques à accélérer leurs développements.

Adieu volant, pédales et même siège conducteur… le robot taxi conçu par la startup Navya a des airs de diligence avec ses deux banquettes qui se font face ! Présenté en exclusivité au CES de Las Vegas, il ne devrait pas tarder à sillonner les routes. Et ce n’est là qu’un exemple, à en croire IHS Markit qui estime que, si l’on ne compte aujourd’hui que quelques dizaines de véhicules autonomes en circulation, le parc pourrait dépasser les 50 000 unités d’ici trois ans. De fait, du côté des constructeurs, les projets se multiplient. Toyota a par exemple profité du salon pour présenter « e-palette », son véhicule de livraison autonome, développé en partenariat avec de grandes marques comme Amazon, Pizza Hut et Uber.

 

Le véhicule autonome rebat les cartes du marché automobile

 

De leur côté, les équipementiers se sont lancés dans la course au matériel (capteurs, caméras embarquées, etc.) et le développement de logiciels d’intelligence artificielle capables d’analyser la route. Un créneau porteur comme en témoigne le milliard d’euros de chiffre d’affaires réalisé en 2016 par le groupe Bosch avec ses solutions d’aide à la conduite. Le français Valeo a pour sa part développé un système basé sur l’apprentissage profond (deep learning) permettant au véhicule de s’orienter en s’appuyant sur des algorithmes nourris par son expérience.

 

La course est bel et bien lancée et le marché se transforme. De nouveaux acteurs font leur apparition comme le coréen Samsung qui a mis au point une plateforme dédiée intégrant un avertisseur de collision et de sortie de voie tirant parti d’un système de caméras ou Nvidia, le fabricant de processeurs graphiques, qui a créé sa propre plateforme « Pegasus » sur laquelle reposeront bientôt les véhicules autonomes de la Poste allemande. Quant à savoir s’il y aura de la place pour tout le monde, les acteurs traditionnels et équipementiers se montrent plutôt confiants : si les véhicules autonomes pour particuliers tarderont plus à voir le jour, les premiers taxis et navettes de transport de passagers ou de livraison devraient rouler sur nos routes d’ici 2 ou 3 ans.
 

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