Dans l’énergie hydraulique, l’innovation passe par l’analytique

Dans un secteur en pleine transformation, où des acteurs locaux investissent le terrain des énergies renouvelables dans une optique de production responsable, l’heure est à la collaboration et au partage d’informations. Une mutation qui passe par l’analytique, l’informatique cognitive, l’internet des objets et l’open data.

Le secteur de l’énergie est en pleine mutation. Dans certaines parties du monde, les énergies renouvelables fournissent aujourd’hui de l’électricité dans des proportions comparables aux énergies fossiles. L’énergie hydraulique arrivant en tête des contributions. Parallèlement, on assiste à un effacement progressif de la frontière entre fournisseurs et consommateurs ; des acteurs locaux de plus petite taille – depuis les usines de méthanisation des agriculteurs jusqu’aux centres commerciaux qui placent sur leurs toits des panneaux photovoltaïques – prennent désormais part à la production d’énergie.

 

Collaboration et ouverture des données

Dans ce secteur, le recours aux outils analytiques ne date pas d’hier. Depuis des années, les géants de l’énergie les utilisent pour prévoir la production, comme la consommation, et ajuster leurs tarifs en fonction de ces variables. Toutefois, les récents progrès dans ce domaine, comme dans l’informatique cognitive ou l’internet des objets ouvrent de nouvelles perspectives orientées vers davantage de collaboration et dans lesquelles l’open data joue un rôle décisif.

 

Les outils analytiques, réservés jusqu’à récemment aux poids lourds du secteur, sont à présent à la portée des acteurs locaux investis dans la production d’énergie hydraulique. Le coût, désormais abordable, des capteurs permet d’envisager leur installation dans les turbines à des fins de contrôle et d’anticipation des besoins de maintenance. A plus grande échelle, l’informatique cognitive – qui vise à simuler la pensée humaine au sein d’un modèle informatique – aide les opérateurs à planifier collectivement la production de manière plus efficace. Une nouvelle collaboration qui s’appuie sur l’open data. En effet, un opérateur peut désormais croiser des données de prévision de la production fournies par les acteurs de l’industrie locale avec d’autres données, par exemple météorologiques. L’accès à ces nouvelles sources de données et la possibilité de les croiser avec leurs propres données opérationnelles permet d’affiner considérablement les prévisions.

 

Lire l’article (en anglais)

 

En complément :

Vers une production énergétique plus écologique grâce à la digitalisation,

Les industriels investissent dans l’IoT