Intelligence artificielle : où en sont vraiment les entreprises ?

Une récente enquête menée auprès de 3000 cadres dirigeants dresse un état des lieux de l’adoption de l’intelligence artificielle par les entreprises dans le monde. Entre les ambitions affichées et la réalité du terrain, le fossé reste parfois conséquent. Revue des enjeux, freins et leviers d’adoption, et des pistes pour l’accélérer.

Aujourd’hui, seule une entreprise sur cinq a intégré l’intelligence artificielle à certains de ses processus ou offres, et une sur vingt seulement l’a incorporée de bout en bout. C’est ce que révèle la dernière étude menée par BCG et la revue MIT Sloan Management sur l’adoption de l’intelligence artificielle par les entreprises. Pour celles qui ont franchi le pas, les effets, pour l’heure encore discrets, sont attendus notamment dans l’IT, la fabrication et l’exploitation, la supply chain et la relation clients. Airbus s’en sert par exemple pour identifier des problèmes récurrents au niveau de sa production. A la clé, la plupart des entreprises voient dans l’adoption de l’IA un moyen de développer de nouvelles activités et même de créer des emplois.

 

L’IA perçue comme une alliée plus qu’une menace

 

Malgré ces projections, l’écart est encore important entre la théorie et la pratique… et si les entreprises de plus de 100 000 collaborateurs sont plus enclines à développer une stratégie en la matière, seule la moitié d’entre elles en possèdent réellement une à ce jour. La difficulté tiendrait au recrutement de spécialistes, comme au choix des priorités en matière d’investissement. Un frein majeur est par ailleurs lié au manque de compréhension par les entreprises du processus d’entraînement des algorithmes et du rôle capital qu’y jouent les données. Un frein qui les pousse encore à acquérir de l’intelligence artificielle auprès de fournisseurs, plutôt que de générer elles-mêmes de la valeur en misant sur le développement de compétences en interne.

 

Si l’adoption de l’intelligence artificielle influe sur la culture d’entreprise, elle exige également que les responsables opérationnels soient convaincus de la valeur ajoutée offerte par l’analytique et les données au processus décisionnel. Sans compter que l’intelligence artificielle ne semble plus représenter une menace pour l’emploi. 70 % des répondants à cette étude déclarent ainsi ne pas redouter une automatisation par l’IA de leurs propres fonctions dans l’entreprise. Au contraire, ils y voient l’opportunité de se débarrasser des tâches à plus faible valeur ajoutée.

 

Lire l’article (en anglais)

 

 

En complément :

Téléchargez l’étude de SAS sur l’intelligence artificielle

 

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