Les marchandises bientôt transportées par des navires autonomes ?

Le secteur du transport maritime s’intéresse de près au développement des véhicules autonomes. Dotés de capteurs et d’un système de navigation intelligent, les premiers cargos sans équipage seront expérimentés dès 2018 en Norvège. L’exploitation de ces technologies pour cet usage dépend de l’accord des régulateurs, en attente de garanties en matière de sécurité.

La vague des véhicules autonomes touche également le secteur du transport maritime. Le fabricant de moteurs Rolls-Royce annonce des navires sans capitaine ni équipage à l’horizon 2020, tandis que l’entreprise norvégienne Kongsberg testera un cargo prototype dès l’année prochaine. L’enjeu économique est majeur : 90 % des marchandises mondiales transitent par les mers et les océans. Allié à Google Cloud pour se renforcer dans le domaine de l’intelligence artificielle, Rolls-Royce envisage ainsi des navires à la fois plus sûrs et plus économes, tant en matière de ressources humaines — le capitaine resté à terre pourrait diriger plusieurs bateaux en même temps — que de coûts de construction.

 

Les navires autonomes seront pourvus de réseaux de capteurs

 

Aujourd’hui, les cargos sont déjà dotés de caméras permettant d’améliorer la vision de nuit ou à travers le brouillard. Pour surveiller à la fois la surface et l’espace sous-marin, les navires autonomes seront aussi pourvus de réseaux de capteurs à base de radars, de systèmes infrarouges et de sonars, et reliés en permanence par satellite à des salles de contrôle équipées en réalité virtuelle.

Le développement de ces bateaux sans capitaine ni équipage soulève néanmoins certaines questions, au-delà des défis technologiques qu’il reste à résoudre. Il s’agit d’abord de convaincre les autorités de régulation maritime, ainsi que les assureurs. Pour cela, il convient de donner des garanties contre le piratage des navires, mais aussi contre le risque de cybercriminalité, présent dans tous les secteurs liés à l’autonomie des transports. Enfin, les armateurs devront répondre aux conséquences sociales de cette automatisation.

 

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En complément :

Un article (en anglais) au sujet de bateaux de travail autonomes,

et un autre à propos de l’achat de 24 000 véhicules autonomes par Uber.