Spécialistes de l’IA : des profils rares et recherchés

Dans le domaine de l’intelligence artificielle et particulièrement la branche du deep learning, les talents sont rares. Pour attirer ces profils très courus, géants du numérique et industriels font grimper les enchères, ce qui encourage les startups à imaginer des alternatives pour rester dans la course. Une situation qui, à en croire une récente enquête du New York Times, devrait perdurer.

Entre 300K et 500K euros annuels… c’est la fourchette basse du salaire moyen actuel d’un spécialiste de l’intelligence artificielle. Souvent recruté sitôt son doctorat en poche, son profil gagne en valeur à mesure qu’il développe son expertise, avec à la clé des rémunérations pouvant atteindre celles de sportifs professionnels ! Une inflation qui s’explique par le nombre limité de talents et la concurrence féroce que se livrent acteurs de l’industrie automobile et géants du numérique.

 

La guerre des talents se joue sur tous les fronts

 

D’après un laboratoire canadien indépendant, seules 10 000 personnes dans le monde disposeraient des compétences pour faire de la recherche de haut niveau dans le domaine de l’IA. Une pénurie qui justifie que les entreprises redoublent d’efforts pour attirer les spécialistes du monde académique…On assiste ainsi depuis plusieurs années à une désertion massive des chaires universitaires dédiées à cette discipline.

 

Parallèlement, pour pallier cette carence en profils experts, certaines firmes misent sur la formation, mais si les bases du deep learning restent accessibles, acquérir une expertise pointue exige un niveau mathématique et une intuition rares. Ne disposant pas des mêmes moyens financiers, les startups se mettent en quête de profils singuliers ou recherchent des talents hors du monde occidental, mais elles sont, là encore, rattrapées par Google, Facebook, Amazon et les autres…

 

La recherche sur les réseaux neuronaux profonds figure parmi les disciplines les plus pointues de l’intelligence artificielle. Le concept, qui remonte aux années 1950, intéresse depuis peu les géants de la tech. Il faut dire que ses applications sont légion : reconnaissance visuelle, reconnaissance vocale, traduction automatique, conduite autonome, diagnostic médicaux, compréhension du langage, systèmes de trading, etc. Une diversité de projets qui n’arrangera pas le problème des recruteurs…

 

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