Un carnaval sous haute surveillance

Pour la première fois, la police londonienne a fait appel à son unité spécialisée dans la reconnaissance faciale pour identifier de potentiels délinquants déjà fichés qui viendraient se mêler au carnaval de Notting Hill. Un dispositif qui préfigure ce que pourraient apporter à terme des algorithmes de machine learning.

Se fondre dans la foule au carnaval de Notting Hill pourrait désormais s’avérer mission impossible. Pendant que le défilé bat son plein, la police veille traditionnellement au grain pour assurer la sécurité des participants. Mais pour la première fois cette année, la surveillance de l’événement qui a réuni fin août plus d’un million de personnes, a été assurée par une équipe de policiers aux capacités de reconnaissance faciales exceptionnelles. Ces 17 « super recognizers » – comme ils ont été baptisés – ont été sélectionnés pour leur aptitude à se souvenir de centaines de visages de délinquants et à pouvoir ainsi les reconnaître parmi la foule.

 

Prévenir le crime en anticipant les menaces

 

Cette unité spéciale de la « Met », la police londonienne, compte 180 « super physionomistes ». La plupart se sont fait connaître suite aux émeutes de Londres en 2011, en permettant l’identification de plus d’un quart des suspects à partir des enregistrements de vidéosurveillance de la ville. En août dernier, pour garantir le bon déroulement de la manifestation, 17 agents se sont appuyés sur les images de quelque 80 caméras de surveillance pour repérer les individus déjà fichés susceptibles de représenter une menace. Une tâche qui pourrait prochainement incomber à des systèmes d’intelligence artificielle dont les algorithmes de machine learning auraient été nourris par les photos d’individus déjà connus des services de police.

 

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