Un super héros peut-il garder l’anonymat à l’ère des big data ?

Le justicier masqué a-t-il encore sa place dans le monde moderne ? Peut-il conserver l’anonymat à l’heure du tracking et de la vidéosurveillance ? Peter Bleksley, auteur du thriller « Gangbuster », revient sur les moyens désormais à disposition des enquêteurs pour filer un super-héros moderne et déterminer son identité.

Combien de temps faudrait-il pour démasquer un « Spider-Man » en 2017 ? A en juger par la multiplication des moyens scientifiques et technologiques permettant un profilage précis, son identité serait vite dévoilée. Sexe, tranche d’âge, corpulence, taille, poids… couplés aux big data, les filtres traditionnels permettent aujourd’hui de réduire drastiquement la liste des suspects à partir d’une population donnée. Sur une scène de combat, toute trace de sang, de salive, de transpiration ou même de souffle peut servir à extraire l’ADN d’un individu. Sans compter les éventuelles traces de fibres de son costume, pour peu qu’elles n’aient pas été corrompues.

 

La fin de l’anonymat

 

Mais le périmètre des investigations ne s’arrête pas aux caractéristiques physiques et aux vêtements du super-héros. Dans la plupart des grandes villes, les systèmes de vidéo-surveillance permettent aujourd’hui de retracer les mouvements de l’ensemble des habitants. A moins de limiter son périmètre d’action aux zones rurales, Spider-Man aurait donc du mal à passer entre les mailles du filet ! Enfin, pour peu que le super-héros détienne un smartphone et ne recourt pas à des techniques de cybercriminalité, il laissera une empreinte électronique à chacune de ses interactions. De quoi retracer son itinéraire et retrouver sa trace en un rien de temps !

 

 

Lire l’article (en anglais)

 

En complément :

Le logiciel derrière la réouverture de l’affaire Gregory
L’anonymat sur les réseaux sociaux