L’industrie automobile développe ses propres capacités analytiques

La numérisation et l’autonomisation des véhicules suscitent un besoin croissant en matière d’analyse de données en temps réel. Dans cette perspective, plusieurs constructeurs et équipementiers automobiles européens ont choisi de développer leurs propres capacités de calcul, quand d’autres tablent plutôt sur des partenariats.

Récemment, l’équipementier automobile Bosch a annoncé un investissement d’un milliard d’euros pour la fabrication d’une usine qui fournira des puces électroniques équipant les capteurs utilisés dans les voitures sans conducteur. De son côté, BMW construit un centre de données qui lui offrira dix fois plus de capacités de calcul qu’aujourd’hui — en 2016, le fabricant allemand a embauché plus de spécialistes en technologies de l’information que d’ingénieurs mécaniciens. Tandis que Volkswagen s’est équipé d’ordinateurs quantiques censés accélérer le traitement des big data — une solution technologique qui soulève toutefois le scepticisme des experts.

 

Analyser des données massives en temps réel

 

Ces exemples illustrent les efforts fournis par une partie influente de l’industrie automobile européenne, en particulier allemande — qui vise une clientèle aisée — pour développer ses propres capacités analytiques. En devenant connectées et autonomes, les voitures vont en effet faire face à la nécessité de communiquer et de traiter en temps réel des données provenant des innombrables véhicules et infrastructures alentours, afin de décider du meilleur itinéraire compte tenu du trafic, d’économiser de l’énergie et d’éviter les accidents.

Le défi est immense pour les constructeurs, tant les ordres de grandeur dépassent largement les capacités de calcul actuelles — y compris en incluant le cloud. En outre, les acteurs traditionnels du secteur subissent la concurrence des géants américains du numérique comme Apple et Google, qui ont lancé leurs propres programmes de véhicules autonomes. À l’inverse de BMW et Volkswagen, le constructeur suédois Volvo a pour l’instant choisi de se concentrer sur son cœur de métier et d’opter pour une stratégie de partenariat avec l’équipementier Ericsson ou le service de VTC Uber pour mettre au point sa voiture autonome.

 

Lire l’article (en anglais)

 

En complément :

Un article à propos de discussions entre Tesla et les majors de la musique,

et un autre au sujet des projets de services pour les voitures autonomes de Renault-Nissan.