L’investissement tire la croissance du monde numérique

Avec 4 % de croissance annuelle depuis trois ans, l’économie numérique globale apparaît comme un marché mature. Mais ce taux global moyen cache des disparités sectorielles et géographiques. L’investissement dans les infrastructures et les services technologiques, notamment, tire la croissance vers le haut.

En 2016, le taux de croissance global de l’ensemble des marchés numériques est demeuré stable, autour de 4 %, soit un point de moins que l’économie générale, selon le rapport annuel « Idate DigiWorld ». Cependant, une analyse détaillée laisse entrevoir nettement certaines tendances. Le marché des infrastructures, qui représente un peu plus d’un tiers des revenus, connaît un bon niveau d’investissement, notamment dans le réseau haut débit. Les services technologiques, le cloud et l’intelligence artificielle suscitent également un intérêt particulier des marchés. Enfin, avec 18 % de croissance et une part désormais supérieure à 10 % du marché numérique européen, les services « par contournement » (« over-the-top » ou OTT, par exemple Hulu ou Netflix) permettent au mobile de retrouver un taux positif.

En revanche, les terminaux atteignent un palier, avec 2 % de croissance en 2016. Les ventes de smartphones de milieu de gamme progressent, tandis que celles des téléviseurs et des ordinateurs personnels, mais aussi des tablettes, reculent. En Amérique du Nord tout comme en Chine, le ralentissement de la croissance du marché numérique est assez net, note l’analyse d’Idate DigiWorld. L’Europe a renoué avec un taux de +3 %, alors qu’il était nul en 2013, mais voit sa part passer sous la barre de 25 %. De manière générale, les économies les plus avancées observent un léger mieux, là où les pays émergents accélèrent. En 2025, estiment les experts, l’état de l’économie numérique dépendra à la fois de l’intensité de l’usage des données personnelles et du degré d’ouverture des technologies et des données.

 

Lire l’article

 

En complément :

Un article (en anglais) sur les bénéfices des sociétés de conseil technologique,

et un autre sur l’investissement dans la transformation numérique de l’assurance en Europe.