Le kangourou, un obstacle à franchir pour Volvo

Un petit bond pour Volvo, un grand bond pour la voiture autonome. Pour atteindre son objectif de proposer des véhicules sans conducteur d’ici 2020, le constructeur suédois doit résoudre un problème insolite : détecter les mouvements du… kangourou. Loin d’être anecdotique, cette question symbolise les défis de la mobilité du futur.

Quelques obstacles restent à franchir avant de disposer de véhicules autonomes garantissant un risque proche de zéro. Volvo entend atteindre cet objectif d’ici trois ans. Le constructeur automobile suédois propose déjà des fonctionnalités automatisées dans certains modèles, comme le maintien de la distance de sécurité ou la détection des collisions en milieu urbain. Cependant, un récent essai dans une réserve naturelle australienne a soulevé une question technique inédite, relative à l’indispensable reconnaissance des animaux : comment appréhender les déplacements des kangourous ?

Jusque-là, les systèmes autonomes de Volvo étaient capables de « lire » les mouvements des cerfs, élans et autres gros animaux communs en Scandinavie. Mais les bonds des marsupiaux de l’hémisphère sud, impliqués dans 90 % des collisions entre animaux et véhicules en Australie, l’ont forcé à approfondir des développements par nature fastidieux. Selon les ingénieurs du fabricant, un kangourou paraît plus éloigné lorsqu’il est en l’air, trompant les systèmes de détection qui utilisent le sol comme point de référence. Un rebondissement insolite sur la route de la voiture autonome.

 

Lire l’article (en anglais)

 

En complément :

Un article au sujet de la reconnaissance des véhicules d’urgence par les voitures autonomes,

Un autre à propos de la détection des cyclistes,

Et un autre (en anglais) sur l’intégration des véhicules autonomes dans le trafic des grandes métropoles.