Les infrastructures se connectent avec les véhicules autonomes

Nombreux sont les défis à relever pour passer de l’âge des véhicules automatisés à celui des voitures réellement autonomes. En particulier, les infrastructures routières devront être équipées de capteurs communicants chargés de délivrer des informations aux algorithmes de conduite. Soit une équation technique — mais aussi financière — complexe.

Des véhicules 100 % autonomes et 100 % électriques sur les routes, c’est la double garantie d’une réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre et d’un accroissement sensible de la sécurité. Toutefois, avant d’atteindre cet horizon ambitieux, les ingénieurs devront répondre à des défis techniques en matière de capteurs intelligents, d’équipements communicants et de systèmes de transfert d’énergie. Tandis que les décideurs devront engager des investissements importants dans les infrastructures chargées d’intégrer ces solutions technologiques.

 

Des données pour guider les automobilistes et lancer des alertes

 

Chaque véhicule représente en effet une composante d’un système de mobilité globale, dans lequel interviennent d’autres véhicules, bien sûr, mais où l’environnement dans lequel tous évoluent compte aussi beaucoup : chaussée, panneaux, etc. Les informations potentiellement transmises par ces infrastructures via des capteurs intelligents peuvent contribuer à guider les automobiles, réguler le trafic ou lancer des alertes en cas d’accidents, tout cela en temps réel. Parmi les systèmes déjà déployés, on peut citer l’affichage du temps d’attente aux feux tricolores ou l’analyse d’images de vidéosurveillance pour identifier des situations anormales, comme la traversée d’un piéton sur l’autoroute ou une voiture roulant à contre-sens, dans les flux de circulation.

Une grande part de l’enjeu technique se concentre d’une part dans la conception de capteurs communicants capables de durer aussi longtemps que l’infrastructure où ils seront placés, et d’autre part, dans les moyens de les alimenter en énergie. Les composants à faible consommation issus du monde des smartphones permettent d’envisager un déploiement à plus large échelle. Les industriels du BTP travaillent de leur côté à la mise au point d’un béton « connecté » pour surveiller l’évolution des ouvrages d’art. Enfin, le rechargement « en mouvement » des futurs véhicules autonomes électriques est une piste étudiée sérieusement par différents acteurs de la construction, avec des solutions prometteuses mais pour l’heure relativement coûteuses.

 

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En complément :

Un article (et des vidéos) au sujet de la visualisation de la route par une voiture autonome.

et un autre à propos d’une application de réponse automatique pour pallier les risques du téléphone au volant.