L’avenir du prêt-à-porter s’écrit avec les données

En matière de prêt-à-porter, en plus des boutiques traditionnelles, il faut désormais compter avec celles qui se sont développées en ligne. Pour perdurer, les unes et les autres doivent se transformer en capitalisant sur les nouvelles technologies. Les achats du futur, réalisés en magasin ou derrière un écran, reposeront en grande partie sur les données.

Les idées ne manquent pas pour inventer le magasin du futur. Assistants virtuels personnels, affichage holographique des produits, salles d’essayage virtuelles, livraison par drone, etc. : les expérimentations se multiplient, notamment pour améliorer l’expérience d’achat en ligne. Mais dans quelle mesure ces innovations très futuristes répondent-elles aux attentes des consommateurs ? Pragmatiques, les marques leaders de l’habillement et de la mode se concentrent plutôt sur les moyens d’attirer et de fidéliser leurs clients grâce aux nouvelles technologies et aux données.

 

Des achats effectués en magasin mais influencés par des interactions en ligne

 

Le numérique se révèle en effet un complément indispensable à l’univers des boutiques de prêt-à-porter ayant pignon sur rue. Selon une étude de Bain & Company, si 70 % des achats seront influencés par des interactions en ligne, 75 % d’entre eux continueront à s’effectuer en magasin d’ici 2025. Selon des acteurs du secteur comme Farfetch, les boutiques traditionnelles sont donc vouées à figurer au centre de la révolution de la distribution. D’où la volonté de construire des ponts entre le monde connecté et le monde hors-ligne afin que le passage de l’un à l’autre s’effectue de façon parfaitement transparente et fluide. Pour les commerçants comme pour les créateurs de mode, disposer d’informations de première main sur leurs clients, afin d’anticiper leurs changements de comportement s’avère par conséquent essentiel.

La clé est de parvenir à créer une forme d’empathie numérique avec le consommateur. Les acteurs qui réussiront à offrir une expérience sur mesure, reconnaissant la singularité de chaque client, auront le plus de chances de figurer au sommet, selon le consultant londonien Holition. Les contacts physiques et les événements en magasin représentent autant d’occasion pour y parvenir. Beaucoup de consommateurs ont besoin d’une interaction humaine et sont sensibles à l’histoire que raconte leur marque favorite. Les plus jeunes attendent aussi un service immédiat. Mais tous les clients, en particulier quand ils consomment en ligne, veulent obtenir le produit qu’ils ont choisi sans erreur, et dans les meilleurs délais. Pour cela, les données constituent le meilleur atout des distributeurs.

 

Lire l’article (en anglais)

 

En complément :

Un article à propos d’un défi big data organisé par l’enseigne de prêt-à-porter Kiabi,

et un autre à propos du développement des robots dans le secteur de la distribution.