En ville, derrière chaque habitant, un essaim d’informations

Qu’ils soient chez eux, dans des boutiques ou les transports en commun, les citadins, toujours plus nombreux, produisent en permanence une multitude d’informations que collectent entreprises publiques comme privées. Si le principe peut parfois sembler intrusif, l’objectif reste de mieux connaître ses clients et ses usagers pour mieux les servir.

En Angleterre comme partout dans le monde, le secteur du retail est en pleine mutation. A l’ère des big data, les points de vente physiques comptent bien s’inscrire dans la dynamique de collecte de données impulsée par leurs pendants online… Pas étonnant dans ce contexte que près de 60 % des enseignes de mode britanniques utilisent des logiciels de reconnaissance faciale pour étudier les comportements de leurs clients en magasin. Procédé jugé moins invasif, la reconnaissance des bruits de pas détermine, avec une acuité au moins égale, l’âge, le sexe et l’appartenance sociale des individus, à l’aide de caméras situées à 50 cm du sol.

 

Londres en quête d’informations sur ses habitants

 

En dehors des magasins, sous couvert de sécurité, la collecte de données se poursuit dans les rues… A la faveur des caméras de vidéosurveillance, connexions wi-fi, claviers électroniques et autres systèmes de paiements tactiles, plus aucun mouvement ne passe inaperçu. Et c’est sans compter les informations fournies par les habitants eux-mêmes en se connectant à leurs réseaux sociaux (Facebook, Twitter, etc.) ou aux applications que nombre d’entre eux utilisent quotidiennement… Par exemple, Waze, qui vous informe du trafic en temps réel, collecte ponctuellement tous les numéros de téléphone qui figurent dans votre smartphone.

 

Maîtres du genre, les transports en commun londoniens ont à leur disposition les données de plus de 4 millions de trajets quotidiens. De quoi identifier des tendances dans le trafic et décider, preuves à l’appui, de l’orientation des améliorations à apporter au réseau : quel itinéraire de bus ajouter ? sur quelle ligne de métro augmenter la fréquence des trains ? Ce système de traçabilité a d’ailleurs permis à la police d’élucider le célèbre vol de bijoux de Hatton Gardens, le principal suspect ayant conservé son « Oyster pass », équivalent outre-manche du pass Navigo parisien.

 

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